Assurance-crédit entreprise : on tord le cou aux idées reçues

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Risques Financiers : l'affacturage et les idées préconçues

Article mis à jour le 26 mai 2021

 

Certaines idées reçues sur l’assurance-crédit entreprise et les solutions de financement du poste clients persistent. Nos experts du département Risques Financiers, fortement mobilisés depuis plus d’un un an, l’ont plus que jamais constaté.

Ce n’est pas très étonnant. En effet, ces sujets sont au cœur des préoccupations actuelles des entreprises avec, pour toile de fond, les bouleversements économiques liés au contexte de crise sanitaire. L’état, les établissements financiers, les assureurs ont pris des mesures pour répondre à cette situation inédite. Celles-ci sont souvent mal comprises ou mal perçues.

Pour vous aider à mieux appréhender les avantages des solutions à votre disposition, nos experts tordent le cou à certains préjugés. Ils répondent donc à 7 idées reçues en vous délivrant une information qui se veut claire et objective.

 

Idée reçue N°1 – « Les compagnies spécialisées en assurance-crédit ne couvrent plus aucun client depuis la crise du Covid. »


Notre éclairage : Avec la crise sanitaire et le ralentissement brutal de l’économie, les assureurs crédit ont diminué leur exposition au risque.

Afin de soutenir le crédit inter-entreprises (qui représente 4.2 fois les crédits courts termes bancaires) dans ce contexte exceptionnel, l’Etat a pris des mesures d’envergure. En effet, 15 milliards d’euros ont été injectés dans un fonds de garanties.

En mettant en place des dispositifs dont le but est d’apporter un complément aux garanties octroyées par les compagnies, l’Etat leur a permis de continuer à couvrir les assurés sur l’existant (CAP Relais*) mais aussi, de souscrire de nouvelles garanties (CAP et CAP+** Etat).

Les assureurs-crédit ont ainsi maintenu globalement leurs engagements auprès de l’état, tout en poursuivant un monitoring normal de leurs risques. Ainsi, ils continuent de prendre les décisions qui s’imposent, que leur issue soit positive ou négative.

*CAP Relais : Dispositif de réassurance transparent pour l’assuré. La compagnie prend en charge 25% de la sinistralité pendant que l’Etat prendra en charge les 75% restants.

** CAP et CAP+ Etat : L’accès à ce dispositif se fait à la demande de l’entreprise et s’applique sur la souscription de nouvelles garanties. Comme le CAP Relais, il intervient en complément des garanties comprises dans le contrat d’assurance-crédit.

 

Idée reçue N°2 – « Les compagnies d’assurance-crédit ne couvrent que les grandes entreprises et celles qui témoignent d’une bonne santé financière ».


Notre éclairage : L’analyse du risque est totalement indépendante de la taille de la société. L’appréciation de la solvabilité déterminera le niveau de garantie de l’assureur. Le principe de mutualisation des risques permettra d’assurer des entreprises en plus ou moins bonne santé financière.

L’objectif de l’assureur crédit est aussi d’aider les assurés à faire de la prévention des risques et à poursuivre leur développement commercial dans de bonnes conditions.

 

Idée reçue N°3 – « Toutes les compagnies d’assurance-crédit se valent ».


Notre éclairage : Il existe des assureurs crédit traditionnels (Euler Hermes, Coface, Atradius, Groupama, Axa) et des assureurs qui proposent des conditions contractuelles différentes, alternatives et spécifiques. Par exemple, la police « Excess of Loss » c’est à dire Excédent de Pertes, (AIG, Chubb, Credendo…). Celle-ci garantit une indemnisation des sinistres au-delà d’une limite de pertes supportable par l’entreprise, autrement dit, la franchise. La société garde à sa charge les sinistres ou incidents jusqu’à l’atteinte de la franchise annuelle ainsi que la limite de décaissement du contrat.

Le rôle du courtier est d’accompagner et d’orienter son client vers la meilleure solution.

Par ailleurs, chaque compagnie dispose de ses propres sources d’information (internes/externes). Elle prend ses décisions de garantie sur les acheteurs de façon indépendante et autonome.

 

Idée reçue N°4 – « Un contrat délivré par un factor ne donne pas accès aux mêmes garanties qu’un contrat d’assurance-crédit, souscrit auprès d’une compagnie spécialisée ».


Notre éclairage : Chacun son domaine d’expertise. Le factor délivre une garantie uniquement sur la procédure collective (redressement judiciaire ou liquidation judiciaire du débiteur). La cession de facture est obligatoire (transfert de propriété) pour obtenir la garantie.

En revanche, une police d’assurance-crédit est conceptualisée selon les caractéristiques de l’entreprise, son activité ou sa typologie de facturation. C’est à dire sur-mesure, tout simplement. Elle est souscrite auprès d’une compagnie spécialisée qui fournit un niveau de garanties plus élevé et ce, dans un périmètre plus large. Elle offre une palette plus globale de services. On pourrait comparer ici l’assurance-crédit à une assurance tout risque, comme pour une voiture, là où l’assurance proposée par le Factor couvrirait son client au tiers.

 

Idée reçue N°5 – « Les prestations d’un factor sont très élevées en termes de tarifs. Elles ne sont adaptées qu’aux sociétés en difficulté ».


Notre éclairage : Les prix ont très nettement diminué depuis 10 ans.

Au regard de la diversité et de la souplesse des services proposés (financement, déconsolidation, assurance-crédit, recouvrement, encaissement…), les tarifs factor sont devenus très compétitifs et adaptés à toutes les catégories d’entreprise. L’évolution permanente du marché permet de faire baisser drastiquement les coûts.

L’affacturage s’adresse donc à tout type d’entreprise y compris celles qui connaissent une forte croissance et qui de fait, ont besoin de financer la montée en puissance de leur activité.

Il permet de les accompagner à chaque étape de leur développement :

  • Au moment de leur création, en transférant les charges administratives au factor et en permettant de structurer la gestion de leurs créances,
  • Lors de leur phase de croissance, grâce aux liquidités injectées,
  • Durant les périodes plus difficiles, en sécurisant la ligne de financement, quelle que soit la situation de l’entreprise.

Pour les TPE et PME : la facturation forfaitaire mensuelle permet de prévoir, de budgéter et de gérer la trésorerie au plus près des besoins en cédant tout ou partie des factures.

Pour les ETI : le tarif des solutions d’affacturage est fixé à moins de 2 % du montant de la facture. Soit un coût très en deçà des charges financières qui pèsent sur les sociétés.

Un programme sur-mesure avec l’accompagnement et l’expertise du courtier permettra d’apporter une réponse aux besoins de la société en matière de trésorerie et d’optimisation.

Pour en savoir plus, découvrez notre article  « Garanties et financement du poste clients ».

 

Idée reçue N°6 – « Mon courtier ne m’assiste que lors des changements de compagnie ou d’établissement financier ».


Notre éclairage : Sur ce sujet, nous sommes juge et partie. Pour autant, le rôle du courtier est d’accompagner son client au quotidien et tout au long de la vie des contrats. Au-delà d’être réactif lorsqu’il est sollicité, il exerce sa fonction d’intermédiaire de manière proactive.

En outre, le courtier apporte un conseil expert, que ce soit en matière d’assurance-crédit ou d’affacturage :

  • Sur le schéma contractuel,
  • Sur le choix de l’assureur et/ou de l’établissement financier, via un appel d’offres très précis,
  • Dans la négociation des conditions contractuelles et tarifaires, la gestion et le suivi du contrat et l’optimisation des garanties acheteurs auprès des compagnies d’assurances.

Il aura une approche structurante et valorisante. C’est là sa valeur ajoutée et plus que jamais, bien entendu, dans le contexte économique lié à la crise sanitaire.

 

Idée reçue N°7 – « Mon factor/mon assureur-crédit risque de détériorer la relation commerciale que j’entretiens avec mes clients ».


Notre éclairage : Un nombre croissant d’entreprises ont recours à l’affacturage. Parmi vos fournisseurs, certains cèdent sans doute leurs factures à un factor : en avez-vous une mauvaise image pour autant ?

Ce qu’il faut retenir, c’est que l’entreprise qui a recours aux solutions d’affacturage bénéficie d’une gestion sécurisée et optimisée de sa trésorerie. Et cela contribue à sa solidité. L’affacturage est aujourd’hui un levier de croissance et la première source de financement court terme des entreprises.

Quant à la gestion du risque de crédit au sein de l’entreprise : c’est plus que jamais le mot d’ordre ! La souscription d’une police d’assurance-crédit sécurise le flux financier. De plus, Il est à noter que l’assuré reste libre de la relation commerciale et du crédit qu’il peut accorder à ses clients.

 

Le conseil d’expert 

La structuration d’un programme d’affacturage sur-mesure adossée à une police d’assurance-crédit est la réponse optimale pour couvrir les besoins de trésorerie des entreprises dans le cadre de leur stratégie de développement.

 

Nos experts :

Rodolphe Lelay | Véronique Cézard | Julien Busson | Sébastien Annichini

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