Nos experts tordent le cou aux idées reçues

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Assurance Crédit : Les idées préconçues

Certaines idées reçues sur l’assurance-crédit et les solutions de financement du poste clients persistent. Nos experts en Risques Financiers, fortement mobilisés depuis quelques mois, l’ont plus que jamais constaté.

Ce n’est pas très étonnant. En effet, ces sujets sont au coeur des préoccupations actuelles des entreprises avec, pour toile de fond, les bouleversements économiques liés au contexte de crise sanitaire. Les assureurs ont pris des mesures pour répondre à cette situation inédite. Celles-ci sont souvent mal comprises ou mal perçues.

Pour vous aider à mieux appréhender les avantages des solutions à votre disposition, nos experts tordent le cou à certains préjugés. Ils répondent donc à 7 idées reçues en vous délivrant une information qui se veut claire et objective.

 

Idée reçue N°1

« Les assureurs-crédit ne couvrent plus aucun client depuis la crise du Covid ».


Notre éclairage : Avec la crise sanitaire et le ralentissement brutal de l’économie, les assureurs crédit ont diminué leur exposition au risque.

Afin de soutenir le crédit inter-entreprises dans ce contexte exceptionnel, l’Etat a pris des mesures d’envergure. En effet, 15 milliards d’euros ont été injectés dans un fonds de garanties.

En mettant en place des dispositifs dont le but est d’apporter un complément aux garanties octroyées par les compagnies, l’Etat leur permet de continuer à couvrir les assurés sur l’existant (CAP Relais*) mais aussi, de souscrire de nouvelles garanties (CAP et CAP+** Etat).

Les assureurs-crédit maintiennent ainsi globalement leurs engagements auprès de l’état jusqu’à fin décembre 2020, tout en poursuivant un monitoring normal de leurs risques : ils continuent de prendre les décisions qui s’imposent, que leur issue soit positive ou négative.

*CAP Relais : Dispositif de réassurance transparent pour l’assuré. La compagnie prend en charge 25% de la sinistralité pendant que l’Etat prendra en charge les 75% restants.

** CAP et CAP+ Etat : L’accès à ce dispositif se fait à la demande de l’entreprise et s’applique sur la souscription de nouvelles garanties. Comme le CAP Relais, il intervient en complément des garanties comprises dans le contrat d’assurance-crédit.

 

Idée reçue N°2

« Les assureurs-crédit ne couvrent que les grandes entreprises et celles qui témoignent d’une bonne santé financière ».


Notre éclairage : L’analyse du risque est totalement indépendante de la taille de la société. L’appréciation de la solvabilité déterminera le niveau de garantie de l’assureur. Le principe de mutualisation des risques permettra d’assurer des entreprises en plus ou moins bonne santé financière.

L’objectif de l’assureur crédit est aussi d’aider les assurés à faire de la prévention des risques et à poursuivre leur développement commercial dans de bonnes conditions.

 

Idée reçue N°3

« Tous les assureurs-crédit se valent ».


Notre éclairage : Il existe des assureurs crédit traditionnels (Euler Hermes, Coface, Atradius, Groupama, Axa) et des assureurs qui proposent des conditions contractuelles différentes, alternatives et spécifiques, Excess of Loss, par exemple (AIG, Chubb, Credendo…). Le rôle du courtier étant d’orienter son client vers la meilleure solution.

Par ailleurs, chaque compagnie dispose de ses propres sources d’information (internes/externes). Elle prend ses décisions de garantie sur les acheteurs de façon indépendante et autonome.

 

Idée reçue N°4

« Le fullfactoring me donne accès aux mêmes garanties qu’un contrat d’assurance-crédit souscrit auprès d’une compagnie spécialisée ».


Notre éclairage : Chacun son domaine d’expertise. L’assurance-crédit souscrite auprès d’une compagnie spécialisée fournit un niveau de garanties plus élevé et ce, dans un périmètre plus large. On pourrait comparer ici l’assurance-crédit à une assurance tout risque, comme pour une voiture, là où l’assurance proposée par le Factor couvrirait son client au tiers.

 

Idée reçue N°5

« Les prestations d’un factor sont très élevées en termes de tarifs. Elles ne sont adaptées qu’aux sociétés en difficulté ».


Notre éclairage : Les prix ont très nettement diminué depuis 10 ans. Aujourd’hui, compte tenu des taux attractifs, l’affacturage offre une véritable souplesse en termes de trésorerie et ne nécessite pas de solliciter son banquier.

L’affacturage est adapté à tout type d’entreprise, y compris celles qui connaissent une forte croissance et qui de fait, ont besoin de financer la montée en puissance de leur activité. Art.« Garanties et financement du poste clients ».

 

Idée reçue N°6

« Mon courtier ne m’assiste que lors des changements de compagnie ».


Notre éclairage : Sur ce sujet, nous sommes juge et partie. Pour autant, le rôle du courtier est d’accompagner son client au quotidien et tout au long de la vie des contrats : conseil dans le schéma contractuel, choix de l’assureur, négociation des conditions contractuelles et tarifaires, gestion et suivi du contrat, optimisation des garanties acheteurs. C’est là sa valeur ajoutée et plus que jamais, bien entendu, dans le contexte de la crise sanitaire.

 

Idée reçue N°7

« Mon factor/mon assureur-crédit risque de détériorer la relation commerciale que j’entretiens avec mes clients ».


Notre éclairage : En théorie, sauf si l’assureur exprime un avis contraire, la relation qui lie l’assureur à l’assuré est totalement confidentielle vis-à-vis du client de ce dernier.

L’assuré reste libre de la relation commerciale et du crédit qu’il peut accorder à ses clients. De plus, il faut noter que l’assurance-crédit s’est beaucoup démocratisée et fait maintenant partie du paysage financier des entreprises.

 

Nos expert.e.s :

Véronique Cézard | Julien Busson | Sébastien Annichini

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