[INTERVIEW] Benoît Sys, DRH Volkswagen France – Episode 1

Benoit sys
Benoît Sys, DRH du Groupe Volskwagen France, client de Delta assurances depuis de nombreuses années, nous a accordé son temps et sa confiance. Nous avons ainsi eu la chance de recueillir son regard sur son métier, la place de la Protection Sociale dans l’entreprise d’aujourd’hui et l’actualité. Une belle rencontre !
Dans ce 1er épisode, Benoit Sys nous raconte son parcours atypique (dans le Groupe depuis plus de 30 ans, il a occupé plusieurs postes très différents avant de devenir DRH) et nous parle librement de sa vision des enjeux RH actuels.

Quelles étaient vos envies, vos ambitions lors de votre prise de poste de DRH ?

Je n’avais aucune ambition ! Mon parcours n’annonçait pas cette orientation : j’ai fait une école de commerce avec une option finance/contrôle de gestion.

Chez Volkswagen, mon arrivée aux RH ne coulait pas de source : J’étais 100% commercial au départ. Après être passé par le Marketing Opérationnel, j’ai repris tout le Marketing et la Qualité. Lorsque que le Groupe a séparé les marques (Volkswagen, Audi etc…), je suis resté chez Volkswagen.

A l’époque, j’étais dans « la garde rapprochée » du PDG de Volkswagen France et il m’a fait plusieurs propositions, dont celle de me donner la communication. Dans le même temps, une réorganisation était nécessaire à la direction des Ressources Humaines et c’est finalement dans ce contexte qu’il m’a proposé le poste de DRH. Je lui ai fait une remarque sur le fait que je n’avais pas fait de droit social… Il m’a répondu que j’allais m’adapter : « Tu es un bon manager, c’est du bon sens ».

Je n’avais donc aucune attente, ni aucune ambition. J’ai simplement fait confiance à ma boîte et à la personne qui m’a confié ce poste. Mon avantage résidait dans ma parfaite connaissance de l’entreprise et de son fonctionnement. Lorsque j’ai pris mes fonctions, j’ai demandé à suivre une formation en droit social.

J’avais une équipe et un directeur de la formation pour m’aider et j’ai donc eu le temps de me former.

J’avais l’habitude du management grâce à mon parcours dans le commercial et le marketing, j’étais connu dans le Groupe et je bénéficiais d’une bonne image.

J’ai fait là aussi confiance : à mon équipe et à des fournisseurs tels que Delta assurances. Concernant le choix de passer par un courtier par exemple, ma prof de droit social m’avait dit : « tu verras, ils vont te mâcher le travail pour ce qui est de la Protection Sociale ! ».

Pouvez-vous nous donner votre regard sur les enjeux RH d’aujourd’hui ? Et plus spécifiquement dans votre entreprise ?

Moins de contraintes, plus de flexibilité, ils ne veulent plus être dans un tunnel, ils veulent vivre.

A l’époque où j’ai pris la direction du service RH, le recrutement représentait la plus grande partie de l’activité du service : les entrées/sorties, mutations de carrière… C’était très technique et administratif, très peu opérationnel.

Depuis, les enjeux ont beaucoup changé. Ce n’est plus le même boulot.

Les premières évolutions sont arrivées avec l’idée que le travail devait aussi permettre de se réaliser. Plus tard est apparu le concept de bien-être au travail.

Si l’on prend à la lettre tout ce qui se dit à ce sujet, le soir, il faut que ce soit un déchirement pour le salarié de rentrer chez lui ! (rire) Je prends volontairement ce sujet sous un angle caricatural. Volkswagen a toujours été une entreprise très sociale au niveau mondial et en France (nous avons, entre autres, le label Great Place to Work). Et il faut l’être.

Mais évitons de tomber dans ce paradoxe qui est de ne parler que de bien-être et plus de travail.

Le Travail n’est pas un gros mot ! Tout cela complexifie la tâche du manager qui était à la base d’organiser, de donner de la visibilité et du sens au travail.

Aujourd’hui, les jeunes ont fait beaucoup de transferts sur l’entreprise : les problèmes sociaux ou de santé rejaillissent sur l’entreprise car les systèmes sociaux marchent plus ou moins bien.

L’entreprise n’a pas le choix, elle doit jouer ce rôle auprès des salariés. Et ce n’est pas si mal qu’il y ait un équilibre dans la relation entre l’entreprise et le collaborateur, et que des jeunes nous challengent.

Ma théorie et ce n’est que la mienne, c’est que de nos jours, les candidats considèrent le travail comme une simple composante de leur vie et non comme LA composante. Moins de contraintes, plus de flexibilité, ils ne veulent plus être dans un tunnel, ils veulent vivre.

La Covid aussi a engendré des changements ! [….]

La suite vous intéresse ?

Nous vous donnons rendez-vous prochainement pour l’épisode 2 : Benoit Sys nous parlera des impacts de la crise sanitaire sur la gestion RH et de la place de la Protection Sociale dans l’entreprise d’aujourd’hui. Voir l’épisode 2

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