Le « Crush » du DAC : Passengers de G. Marmin

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Passengers-fondation vasarely

Le Crush du Digital Art Club : Prix du monde économique pour l’art numérique en espace public

Dans le cadre de la biennale d’art numérique Chroniques, nous avons eu le plaisir d’assister à la remise du prix du Digital Art Club à l’artiste Guillaume Marmin, vendredi. En compagnie d’autres entreprises membres, nous sommes allés découvrir son oeuvre à la Fondation Vasarely.

Passengers

Voyager ? Si, c’est encore possible ! C’est Guillaume Marmin qui nous en a offert non pas LA mais DES possibilités, grâce à « Passengers ». Il a mis à notre disposition un vaisseau numérique à la fois très technique et esthétique qui nous a ouvert les portes vers…. quoi ?

Pour le savoir, nous avons interrogé une « Passagère » sur le vif. Voici sa version de la traversée.

 

Fondation vasarely - Passengers
© Inauguration de l’œuvre à la fondation Vasarely

 

.Qu’attendiez-vous avant d’entrer dans « Passengers » ?

De l’inattendu justement ! Quelque chose qui ne ressemble à rien d’autre. Et cela a été le cas. La force de cette œuvre, c’est de faire que chacun puisse en tirer une expérience unique et très personnelle.

Tout dépend de ce que l’on y projette. Je l’ai presque abordée avec « la pensée magique » de notre enfance : y entrer, faire un vœu et qu’il se réalise en sortant (rire).

.Comment vous sentez-vous en sortant ?

J’ai envie d’y retourner pour observer et ressentir en détail la multiplicité de sensations et d’images offertes par les jeux combinés du son, des miroirs et des formes lumineuses… Je l’ai vue de jour et j’espère pouvoir en faire bientôt l’expérience de nuit.

.Qu’avez-vous vu pendant que vous étiez à l’intérieur ?

Mon image qui se répète à l’infini (aïe !…) mêlée à des fragments du paysage extérieur, tout cela dans des cascades de lumières et de musique. Cela provoque, pour quelques instants, une perte de repères et un petit vertige agréables.

.Comment raconteriez-vous cette expérience à un ami ?

Je suis entrée dans un container. Objet utilitaire par excellence. Noir, brut et terre à terre, il abrite pourtant un intérieur lumineux au design parfait, futuriste et précieux. (La réalisation est d’une grande qualité).

J’ai craint au premier abord un sentiment de claustrophobie mais c’est tout le contraire. On entre dans un espace infini ou notre regard porte aussi loin qu’il est possible. En quelques secondes seulement, on est coupé du monde.

. Est-ce que vous pensez que votre expérience aurait été semblable dans une situation différente de celle que nous vivons en ce moment ?

Evidemment ! Guillaume Marmin a imaginé Passengers avant la pandémie et pourtant, elle cristallise tout ce que nous ressentons et espérons dans la situation où nous sommes : Pour ma part, apercevoir le bout du tunnel… Passer de notre monde d’aujourd’hui à « celui d’après » dans lequel la crise sanitaire ne serait plus qu’un mauvais souvenir.

Anne La Barbera – Delta assurances : « une Passagère »


L’ŒUVRE

« Passengers propose une expérience contemplative et introspective, une capsule spatio-temporelle, suspendue entre passé et futur, qui questionne notre propre finitude.

En modifiant notre manière de penser, de travailler ou de voyager, les technologies numériques nous transforment psychologiquement et physiquement. Elles remodèlent nos corps intimes et sociaux, nous propulsent vers l’inconnu.

De tous temps, les sociétés ont instauré des rites de passage pour marquer le franchissement d’un seuil, symbolique ou social. De la même manière, Passengers marque ce changement d’époque que nous traversons, comme nous traversons des paysages ou notre propre existence […] ». Lire la suite sur : Chroniques.org

Production : TETRO & YAM
Composition sonore : Alex Augier
Direction technique : Maël Pinard
Ingénierie structure : Aurélien Jeanjean
Accompagnement technique : Xavier Seignard
Création réalisée en coproduction avec la plateforme CHRONIQUES, soutenue par le Conseil régional de la Région Sud, la ville de Marseille et l’Institut français à Paris, coordonnée par SECONDE NATURE et ZINC.
En coproduction avec Lieux Publics  – centre national et pôle européen de création pour l’espace public, Biennale Némo, le 104 et Stereolux – Avec le soutien de Marfret et Komplex Kapharnaüm


L’ARTISTE

« Formé à l’Université Lyon II et à l’ARFIS, Guillaume Marmin conçoit des dispositifs audiovisuels.

Son travail, connecté depuis le début à la scène musicale et au spectacle vivant, s’inscrit dans un renouveau de la création visuelle en s’affranchissant des formes classiques de narration et des supports scéniques traditionnels. Influencé par des réalisateurs expérimentaux comme Len Lye ou Stan Brakhage, Guillaume Marmin est à la recherche d’un langage commun entre images et sons, un alphabet synesthésique fait de rythmes, de contrastes et de figures épurées en mouvement.

Dans le souci d’offrir des supports inédits à ce nouveau langage, Guillaume Marmin s’applique à oublier l’écran pour expérimenter sur tout type de surfaces : mapping sur sculptures 3D et bâtiments, projection sur photographies et sérigraphies, corps en mouvement ou fumée… Ses œuvres immersives et ses installations dans l’espace public sont l’occasion de collaborer avec architectes, scénographes, musiciens et éclairagistes [….] ». Lire la suite sur : guillaumemarmin.com

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